+33 672 499 357 | info@moncanyon.com |

Nous contacter

Vous cherchez une sortie ?

On vous aide à la trouver ;-)

Quel type de canyoning souhaitez-vous parcourir ?

+33 672 499 357|info@moncanyon.com|

Réponse en bref

En Guadeloupe, une rivière de Basse-Terre peut sortir de son lit en une dizaine de minutes après de fortes pluies tombées sur les hauteurs, même quand le ciel est bleu là où l’on se trouve. Le 18 octobre, à Goyave, 24 personnes ont dû être évacuées par hélicoptère. Voici pourquoi cela arrive, et les bons réflexes.

Mis à jour le 20 octobre 2026.

Dimanche 18 octobre, la rivière de Moreau, à Goyave, est montée brutalement. Vingt-quatre personnes ont été évacuées par hélicoptère. Pour nous, qui descendons les canyons de Basse-Terre, cet épisode rappelle une chose simple : en Guadeloupe, une rivière ne se juge pas à la météo du moment.

Une crue vue du fond d’un canyon (29 secondes). Illustration pédagogique Moncanyon, animation accélérée, non à l’échelle.
Texte de la vidéo

Une illustration en 29 secondes. Au fond du canyon : ciel bleu, eau claire. Mais plus haut, sur les hauteurs de la Basse-Terre, l’orage a éclaté. Premiers signes : l’eau se trouble, des feuilles arrivent, le bruit du torrent grossit. Puis tout va très vite : une rivière peut sortir de son lit en une dizaine de minutes. On monte tout de suite, on ne traverse jamais, on appelle le 112. Le meilleur réflexe : ne pas s’engager.

Ce qui s’est passé à Goyave le 18 octobre

Selon la presse locale (RCI, ETV, Karibinfo), les secours ont été engagés vers 15 h 08 pour des personnes en difficulté sur la rivière de Moreau, après une montée brutale du niveau de l’eau. Les 24 personnes ont été évacuées par voie aérienne, par l’hélicoptère Dragon de la Sécurité civile et un Caracal de l’armée de l’Air, avec l’appui de moyens terrestres et de deux unités de secours aquatique du SDIS. Le titre de Karibinfo parle de randonneurs ; les autres médias ne disent pas qui étaient ces personnes. Les articles que nous avons lus ne mentionnent aucun blessé.

Hélicoptère jaune et rouge Dragon de la Sécurité civile en vol devant un relief de montagne
L’hélicoptère Dragon de la Sécurité civile. Photo d’illustration, prise en Auvergne, sans lien avec l’intervention du 18 octobre. Photo : Marie-Lan Taÿ Pamart, CC BY 4.0, via Wikimedia Commons, image redimensionnée.

Ce n’est pas la première fois. Le 27 octobre 2025, une vingtaine de personnes bloquées par la montée des eaux avaient déjà été secourues à Goyave et à Petit-Bourg, dont trois par hélicoptère, sur plusieurs rivières en crue.

Nous ne savons rien de plus que ce que rapportent ces médias et nous ne commenterons pas les circonstances de l’intervention. Un grand merci, en revanche, aux équipes du SDIS, de la Sécurité civile et de l’armée de l’Air.

Pourquoi les rivières de Basse-Terre montent si vite

Tous nos canyons se trouvent en Basse-Terre, sur le massif de la Soufrière et des Mamelles : un relief escarpé, où la pluie qui tombe en altitude rejoint vite le fond des vallées. La DEAL Guadeloupe recense en Basse-Terre une cinquantaine de cours d’eau qui peuvent sortir de leur lit « en une dizaine de minutes » en cas de fortes pluies, et rappelle que même les ravines sèches peuvent déborder (fiche inondation).

Sommet de la Soufrière, en Guadeloupe, sous un épais plafond de nuages gris
Le sommet de la Soufrière sous les nuages. C’est sur ces hauteurs que tombe la pluie qui alimente les rivières de Basse-Terre. Photo : Kevin Charpentier, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons, image redimensionnée.

Le piège, c’est la distance. La pluie tombe sur les hauteurs, parfois très loin en amont, pendant qu’au fond de la vallée le ciel reste bleu. Les bulletins de Météo-France montrent l’écart : lors de la vigilance jaune des 25 et 26 mai 2026, les cumuls annoncés étaient de 30 à 60 mm en plaine, mais de 50 à 100 mm en montagne, en moins de trois heures (RCI).

La saison compte aussi. Février à avril est la période la plus sèche ; de juillet à novembre, les averses sont plus fréquentes et plus violentes. Le 18 octobre tombe en pleine période d’averses.

La Grande Rivière à Goyaves, eau calme et verte bordée d’une végétation dense
La Grande Rivière à Goyaves, à la Boucan, par temps calme. Photo d’illustration, sans lien avec l’intervention du 18 octobre. Photo : Enrevseluj, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons, image redimensionnée.

Les signes qui doivent alerter

Une crue arrive rarement sans signe. Dans une rivière ou un canyon, il faut s’inquiéter dès que :

Un document de la FFME sur les accidents en canyon cite d’ailleurs, parmi les dangers de l’eau, l’« orage soudain en amont du canyon » et la « montée brutale du niveau » (document FFME).

Gorge en crue : eau brune et écumeuse, arbres à moitié noyés, débris flottants
Une gorge en crue (Cataract Gorge, Tasmanie). Ce n’est pas la Guadeloupe, mais le phénomène est le même : eau brune, courant violent, débris. Photo : Aaroncrick, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons, image redimensionnée.

Les bons réflexes

  1. Regardez la météo des hauteurs avant de partir : la vigilance Météo-France et le ciel sur la montagne, pas seulement celui de la plage. Au moindre doute, renoncez.
  2. Ne traversez jamais un cours d’eau en crue, et méfiez-vous des ravines, même sèches.
  3. Dès le premier signe, quittez le lit de la rivière et montez plus haut que le niveau de l’eau, sans attendre de voir la crue arriver.
  4. Restez groupés et appelez le 112 (ou le 18, les pompiers) en donnant votre position.
  5. Ne repartez pas tant que l’eau n’est pas redescendue et que le ciel n’est pas sûr.

Notre façon de faire chez Moncanyon

Nos six sorties se déroulent en Basse-Terre, en groupes de 8 personnes maximum, avec des guides diplômés d’État. En cas de fortes pluies ou de crue, le guide adapte la sortie, la reporte ou l’annule, et vous prévient par WhatsApp ou par e-mail ; vous êtes alors remboursé ou replacé sur un autre créneau. La décision revient au guide, pas au calendrier. Le détail figure dans nos conditions générales ; les parcours sont présentés dans nos topos.

La cascade aux Écrevisses, en Basse-Terre : chute d’eau dans la forêt tropicale et baigneurs dans le bassin
Les rivières de Basse-Terre par beau temps : la cascade aux Écrevisses. Photo d’illustration. Photo : KoS, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons, image redimensionnée.

Sources

Crédits photos et vidéo

Images redimensionnées et compressées pour le web. Illustration animée : Moncanyon.

Questions fréquentes

En combien de temps une rivière de Basse-Terre peut-elle sortir de son lit ?

Selon la DEAL Guadeloupe, une cinquantaine de cours d’eau de Basse-Terre peuvent sortir de leur lit en une dizaine de minutes en cas de fortes pluies.

Peut-il y avoir une crue alors qu’il ne pleut pas là où je suis ?

Oui. Le niveau d’une rivière dépend de la pluie tombée en amont, sur les hauteurs, pas seulement de celle que vous recevez sur place. Le ciel peut être dégagé au fond de la vallée pendant que l’eau monte.

Que faire si l’eau commence à monter dans une rivière ou un canyon ?

Quitter le lit de la rivière sans attendre, monter plus haut que le niveau de l’eau, ne jamais traverser, rester groupé et appeler le 112 ou le 18.

Que se passe-t-il si Moncanyon annule une sortie à cause de la météo ?

En cas de fortes pluies ou de crue, le guide adapte la sortie, la reporte ou l’annule, et vous prévient par WhatsApp ou par e-mail. Vous êtes remboursé ou replacé sur un autre créneau.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *